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Animations 3D Mémoire des Contes et Légendes africains Musique Littérature et revue de Presse
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Qui est KAKOU ANANZE?

KAKOU ANANZE dit AKENDEWA l'Araignée est effectivement une araignée qui a l'aspect d'un humain. C'est donc un être anthropomorphe considéré comme un père de famille.
KAKOU ANANZE dit AKENDEWA l'Araignée est un père de famille. Sa femme s'appelle AKOLU. Il a de nombreux enfants mais le fils préféré s'appelle KAKOU KAN et la fille préférée s'appelle KAKOU ADJOBA.
KAKOU ANANZE dit AKENDEWA l'Araignée est un être frêle qui l'emporte souvent sur ses adversaires grâce à son intelligence. Il est donc très rusé.
A l'opposé, il a un ami, le meilleur d'ailleurs qui s'appelle GBOKLO KOFFI l'hyène et qui est bête, très bête, on dit aussi "gnata". GBOKLO KOFFI, lorsqu'il accompagne ANANZE prend toujours les pots cassés.
Vous apprendrez bientôt à connaître davantage tous ses personnages dans les contes et légendes à Bowoulankro

KAKOU ANANZE dit AKENDEWA l'Araignée

Contes


07/03/2009 à 20h34 GMT Oke_kwagne
LE JEUNE SAUVEUR

En ce temps-là, nous étions là. La famine sévissait à telle enseigne que la règle en vigueur était de ne prendre qu'un seul répas par jour. Qu'on fût rassasié ou non, on ne devait rien manger avant le lendemain. C'est dans cette ambiance qu'une femme conçut et enfanta.

Le jour même où elle devint mère, dès qu'elle eut terminé l'accouchement, l'enfant s'assit.

la mère intriguée s'interrogea: " Eh bien! Qu'est-ce donc?"

Et d'un ton sec, le nouveau né intima à sa mère: " Hé! Mère, va me chercher de quoi manger!".

La mère acquiesça: " Eh bien! Entendu mon bébé".

La mère se leva donc, fit la cuisine et il mangea. Peu de temps après, il lui ordonna à nouveau: " Maman, mamaaan, va me chercher à manger".

La mère lui répondit toute amère: " Bonne arrivée mon bébé! Hélas, ici, il est interdit de prendre deux repas par jour. On n'en prend qu'un seul. Si l'on en prend deux, on se fait piquer et avaler par un certain oiseau qui hante ces lieux."

Qu'importe, il insista insolemment: " Soit, mais je m'en fout, tout ce que je sais, c'est que j'ai faim. Prépares-moi à manger".

Sur ce, elle lui fit la cuisine et il mangea. Dès qu'il eut fini son repas, il alla très vite couper du bois et construisit sur le champ sa maison. Cette maison comportait une petite fenêtre où il se mit.

Or, l'oiseau en question parcourait le monde entier dans le dessein de piquer quiconque mangerait deux fois par jour, fût-il en France ou ailleurs.

L'oiseau se mit en route et arriva à proximité du village. Il chercha en vain l'enfant qui s'était enfermé dans sa chambre. Tout en faisant la ronde autour de la maison, il chantait son chant de guerre.

L'enfant, sans complexe aucune, retorquait par une chanson plus belliqueuse.

L'oiseau s'en étonna: " Eyiii! Qui est cet homme qui me repond ainsi! Il doit être bien brave pour oser repliquer à ma chanson! Lorsque je prononce une phrase, il en prononce deux! ".

L'oiseau s'énerva. Et le voilà à la recherche de l'enfant , passant, repassant par ces lieux et dans tous les recoins. Mais il le cherchait en vain. après plusieurs rondes, l'oiseau s'aperçut enfin que l'enfant était dans une chambre. Il vint donc se percher sur le toit et entonna sa chanson de guerre.

L'oiseau s'évertuait, en vain, à repérer la cachette de l'enfant en vue de le piquer. Il descendit du toit de la maison, marcha autour de celle-ci. Enfin, il vit un trou. En y jetant un oeil, l'oiseau aperçut l'enfant qui était assis. Mais il ne pouvait passer par ce trou très étroit creusé par l'enfant.

Et voilà notre oiseau qui introduit son bec dans le trou! Dès que cet instrument meurtrier pénétra dans la chambre, l'enfant le saisit vivement, prit son rasoir, et "Tchroukou, Tchroukou, Tchroukou, Tchattt".

Bgrouuuuum...Voilà l'oiseau étendu, les pattes en l'air et le bec à moitié arraché.

Et l'enfant de s'écrier: " Yié..Ouuh! Lèves-toi maudit oiseau ,si tu peux! ".

L'oiseau, impuissant, pouvait-il encore lui répondre? On lui a déjà tranché le bec!

L'enfant ouvrit donc la porte et trouva l'oiseau étendu sur le dos. Il lui coupa les pattes et les ailes, et les mis dans sa gibécière. il retourna ainsi au village retrouver sa mère.

La mère était si heureuse, tellement heureuse. Son fils, son nouveau né venait de délivrer tout le Royaume d'un lourd interdit qui planait sur eux depuis toujours. La nouvelle fut répandu et l'enfant fut fêté en heros durant des jours et des jours. Et héros, il le demeura toute sa vie...

Bravo! Bravo! Bravo...

MORALITE: La valeur n'attend point le nombre des années. Le courage paie toujours!


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Contes

03/03/2009 à 21h19 GMT Oke_kwagne
LA REPUDIATION

En ce monde où nous étions jadis, lorsqu'on se mariait, on ignorait le divorce. Voici comment la répudiation vint au monde.

En ce temps là, un homme avait épousé une femme. Elle se trouva enceinte. Il avait un grand fusil dont il se servait pour chasser. Lorsqu'il tirait un coup il faisait toujours mouche. Dès que le gibier touchait terre, Le Génie de la Terre venait s'en emparer, le fendait et en donnait une moitié à l'homme. Celui-ci l'emportait chez lui. Il en était ainsi.

Un jour, sa femme lui demanda: "As-tu deux femmes pour que tu ne me ramènes de la chasse qu'une moitié d'animal?"

L'homme, son mari, lui répondit: "Ma femme, contentes-toi de ce que je t'apporte!".

Aussitôt, sa femme répliqua: " Non! Cela, je ne puis l'accepter! Je suis ton unique femme. Pourtant, lorsque tu tues un animal, tu ne m'en apportes que la moitié! Tu me diras où tu envoies l'autre moitié!"

Le lendemain, l'homme prit ses jambes à son cou et alla à la chasse. Dès qu'il fit feu, l'animal tomba, le Génie de la Terre arriva de nouveau et s'en empara. Il dit au chasseur: " Aujourd'hui, je ne t'en donne pas du tout! Va-t-en donc!".

L'homme reprit le chemin de retour. Lorsqu'il déboucha au village, il se dit: " Hélas, aujourd'hui, c'en est donc fait de moi! D'habitude, j'apportais une moitié à ma femme, mais elle ne me laissait pas en paix. Cette fois-ci, le génie m'a tout pris. Que dirais-je à mon retour?"

Aussitôt, le Génie de la Terre l'appela: " Chasseur! Viens! Je sais que tu es mécontent. Viens donc en prendre une patte arrière pour ta femme qui ne te laisse jamais en paix!"

En chemin, il se dit: " Une seule patte! J'ai envie de la jeter là! En effet, que dirai-je à ma femme si j'apporte une seule patte?"

Le Génie de la Terre le rappela: " Chasseur! Viens! Emporte ton gibier, car tu n'es pas content que je le garde! Emporte-le!". Sur ce, le génie lui rendit son gibier en entier.

Lorsqu'il se fut éloigné tant soit peu, il se dit: " Il m'a rendu tout le singe que je viens d'abattre, sauf sa peau. A mon retour, ma femme va me reprocher d'avoir préparé le singe dans la brousse pour pouvoir donner sa peau à quelqu'un d'autre".

Le Génie de la Terre l'appela une fois de plus: " Chasseur! Viens!"

Le chasseur revint sur ses pas et demanda au génie: " Comment se fait-il que tu m'entendes d'aussi loin quand je parles?

Et au génie de répondre: " J'ai un médicament qui me permet d'entendre ainsi."

Le chasseur reprit: " Ce médicament, je voudrais en avoir!"

Le Génie de la Terre lui dit: " Non, tu ne peux pas! Toi qui ne peux contredire ta femme, comment pourras-tu prendre de ce médicamment?

Le chasseur insista à tel point que le Génie de Terre céda: " Eh bien! Si tu en veux, je vais t'en donné. Mais si tu ne peux pas respecter l'interdit qui va avec, tu mourras!". Dès lors, le génie lui en mit dans les narines, les oreilles et la bouche.

L'homme reprit le chemin du village, le gibier en bandoulière, le fusil sur l'épaule. Il arriva ainsi chez lui. Sa femme était borgne. Il la trouva en train de piler du maïs. Les cabris ne cessant de l'importuner, elle les assena d'un coup de pilon.

Tandis qu'ils bêlaient, l'un des cabris s'exclama: " Mes frères, ne voyez-vous pas que cette dame est borgne? Nous ferons mieux de passer de l'autre côté de l'oeil pour brouter tranquillement". Le chasseur a tout entendu et fit un soupir moqueur: "Houn!"

Alors, sa femme lui demanda: " Tu viens juste d'arriver de la brousse. Je ne t'ai pas encore demandé de tes nouvelles. Pourquoi donc ce grand 'Houn'?".

Ils allèrent ainsi se coucher. Peu après arrivèrent les souris. L'une d'elle dit à sa congénère: " La borgne est couchée, allons manger ses arachides. Elle ne nous verra pas". L'homme a encore entendu et soupira de nouveau 'Houn!'.

Sa femme se redressa du lit: " Tu recommences, n'est-ce pas? A ton retour de la chasse, tu as soupiré sans vouloir m'indiquer la raison, maintenant au lit, tu reprends sans raison les mêmes soupirs. cette fois-ci je veux des explications."

L'homme lui répondit: " Femme, je n'ai rien à te dire."

Elle insista à tel enseigne que l'homme céda et demanda de réunir tout le village avant l'avènement de sa mort prochaine. Il s'apprétait ainsi à briser l'interdit, le pacte entre lui et le Génie de la Terre.

Mais brusquement, sous ses yeux, un gros coq surgit de la basse-cour et se mit à poursuivre la femme du chasseur en criant de toutes ses forces: " Femme, arrêtes-toi pour que je te monte. Je ne suis pas comme cet homme imbécile, ce gros lardeau qui, pour les beaux yeux d'une femme, va mourir d'avoir livrer ses secrets. Si tu ne t'arrêtes pas pour que je te monte, je te répudie!".

L'homme était là et a tout entendu. Il se redressa et rappela aussitôt sa femme et lui tint se langage: " Femme, à compter de ce jour, tu n'es plus ma femme, je te répudie à jamais". Stupéfaction dans la foule! Le mot est laché et a laissé tout le monde pantois!

Sur ce, l'homme saisit sa femme par la main, la saupoudra de kaolin, la rendit illico à ses parents présents dans la foule. Ceux-ci emmenèrent leur progéniture à la maison. Et l'homme recouvra la paix grâce au coq de la basse-cour...

Ah c'est bien fait pour elle!

MORALITE: La jalousie excessive de la femme entraîna pour la première fois le divorce.

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KAKOU ANANZE dit AKEDEWA l'Araignée
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