
Côte d'Ivoire_Transfert du Président Laurent Gbagbo par hélicoptère à Korhogo après son arrestation du lundi 11 avril 2011
Depuis un peu plus de deux semaines, l`ex-chef de l`Etat ivoirien a été capturé dans la résidence présidentielle. Pour l`heure, il est à Korhogo dans l`attente de connaître son avenir juridique. Quelle est sa situation actuelle ?
On sait assez peu de chose sur la situation actuelle de l’ex-président. On sait qu`il est assigné à résidence à Korhogo dans l`extrême nord du pays. Que son épouse Simone, elle, a été envoyée à Odienné. Que les derniers militaires qui lui étaient fidèles et les membres les plus éminents de son parti qui n`ont pas fui à l`étranger sont également en résidence surveillée. Certains ont été transférés dans le nord, notamment dans les villes de Bouaké, Bouna ou Katiola, alors que d`autres sont toujours à Abidjan mais avec l`interdiction de communiquer avec l`extérieur. Pour l`heure, le président déchu et sa première épouse, pour ne citer qu`eux, n`ont pas pu recevoir la visite de leurs avocats, on a donc très peu d`informations sur leur situation.
Présomption d’innocence
Le porte-parole du gouvernement d`Alassane Ouattara a annoncé mardi que des enquêtes préliminaires ont été ouvertes contre Laurent Gbagbo et ses proches. Mais du côté des avocats mandatés par la famille de Laurent Gbagbo, on estime que l`ancien chef de l`Etat et tous les membres du régime déchu sont retenus sans le moindre cadre juridique.
En effet, le collectif des avocats mandaté en France par la famille Gbagbo s`étonne que ces enquêtes préliminaires soient lancées 15 jours après l`arrestation de l`ex-président et de ses proches. Pour eux, Laurent Gbagbo et son entourage sont illégalement et arbitrairement retenus, sans le moindre fondement juridique. Le 26 avril 2011, soit après quinze jours de détention illégale, le régime de Monsieur Alassane Ouattara annonce que « des procédures d`enquêtes préliminaires sont en cours pour les crimes et délits commis par Laurent Gbagbo et son clan ».
Cette déclaration méconnait le principe de la présomption d’innocence. Elle démontre, par ailleurs, que le président Laurent Gbagbo ainsi que son entourage font bien l’objet d’une détention arbitraire en dehors de tout cadre légal. Ce qui est contraire non seulement à la législation ivoirienne, mais également à la Déclaration universelle des droits de l’homme. Plus grave, des informations concordantes et insistantes font état de mauvais traitements physiques et psychologiques sur sa personne. Read the rest of this entry »
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April 29th, 2011 in Crise ivoirienne en 2011
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Côte d'Ivoire_L'arrestation du Président Laurent Gbagbo ce lundi 11 avril 2001 dans sa résidence officielle
Après quatre mois de résistance acharnée, Laurent Gbagbo a finalement été arrêté à la résidence présidentielle, à Abidjan ce lundi après-midi. Il aurait été remis au camp Ouattara, à l’hôtel du Golf, en compagnie de son épouse Simone, son fils Michel, et de plusieurs responsables militaires.
C’en est fini pour Laurent Gbagbo. Celui qui a résisté pendant près de quatre mois aux pressions internationales et à l’offensive des forces républicaines de son rival, Alassane Ouattara, a été contraint de quitter le pouvoir par la force. Il a été interpellé ce lundi, peu avant 13 heures (15 heures en France) « par les forces spéciales françaises », à la résidence présidentielle du quartier de Cocody, selon le conseiller de Laurent Gbagbo en Europe, Alain Toussaint. Une implication de la France démentie par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France Ally Coulibaly sur France Info. « Les forces spéciales françaises n’ont rien a voir dans cette opération (…) cette victoire, nous la devons aux forces républicaines de Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
Des blindés français ont pourtant pénétré l’enceinte de la résidence présidentielle à la mi-journée après une nouvelle série de bombardement menée depuis dimanche soir sur la résidence par les hélicoptères de l’ONUCI et de la Licorne. Une intervention de la France qui pourrait créer la polémique si elle était confirmée puisque la capture de l’ancien chef de l’État n’était pas prévue par la résolution 1975 adoptée par le Conseil de sécurité, qui réglementait l’intervention armée de l’ONUCI et de la Licorne en Côte d’Ivoire. Read the rest of this entry »
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April 11th, 2011 in Crise ivoirienne en 2011
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Côte d'Ivoire_Bouaké_La rébellion FAFN
Les violences exercées par les partisans du candidat Alassane Dramane Ouattara contre les supporters et autres sympathisants de Monsieur Laurent Gbagbo s’inscrivent dans un contexte sociopolitique précis et peuvent être répertoriées en trois grands moments :
- Il y a eu les violences enregistrées pendant la période électorale et singulièrement le 28 Novembre 2010, jour du second tour de l’élection présidentielle. En guise d’illustration, l’extrait suivant, tiré du rapport d’Amnesty International, publié le 22 Février 2011, est plus qu’édifiant. Surtout que M. CHOI, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, patron de l’ONUCI, masque systématiquement les exactions commises par les rebelles : « Atteintes aux droits humains commises par les Forces Nouvelles (FN) .
- L’équipe de chercheurs d’Amnesty International a recueilli des témoignages fiables faisant état de viols, de détentions arbitraires et de mauvais traitements commis par des membres des FN dans des zones sous leur contrôle.
Depuis que les FN ont pris le contrôle de certaines régions du pays en Septembre 2002, ces zones sont marquées par une absence de tout système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes. Les commandants des FN sont ainsi, tous puissants dans leurs zones et les habitants n’ont aucune voie de recours.
Homicides arbitraires et délibérés
En Octobre 2010, des membres des FN ont sommairement exécuté onze hommes qu’ils avaient détenus les accusant d’être des ‘’coupeurs de route’’ et assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l’Ouest d’Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des FN ont eux-mêmes filmé ces tueries y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des FN pour demander des comptes aux auteurs de ces actes.
- Ensuite il y a eu les violences contre les partisans de Laurent Gbagbo après la proclamation des résultats du second tour par le Conseil Constitutionnel, qui l’a proclamé vainqueur et l’a investit par la suite. Les choses ont pris une fâcheuse tournure, parce que le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires en vigueur en Côte d’Ivoire, était allé au QG de M. Ouattara proclamer, hors délai et de façon solitaire, des résultats non-validés par la commission centrale de la CEI pour désigner M. Ouattara comme vainqueur.
- Cela a déclenché, dans une précipitation visiblement orchestrée, les adresses de félicitations de certains pays à Alassane Ouattara. La situation s’est davantage détériorée par l’action des médias internationaux, qui n’avaient que faire de la violation de la Constitution, des lois, règles et procédures en vigueur et dont la mission a été de disqualifier le Conseil Constitutionnel qui devait systématiquement être présenté comme acquis à M Gbagbo.
- Ainsi, cette institution fut présentée comme pouvant tout dire sauf le droit. Dans le même temps, il fallait taire la composition de la CEI, complètement dominée par les rebelles et leurs alliés du RHDP et ne s’en tenir qu’à son appellation «commission électorale indépendante » qui en faisait une institution au-dessus de tout soupçon. Comme il fallait s’y attendre, cet imbroglio a eu pour conséquence de créer la confusion.
- Enfin, il y a la violence qui se traduit par des actes de guérilla urbaine et de terrorisme quasiment quotidiens et quasiment étendue sur l’ensemble du pays suite aux appels insurrectionnels répétés des dirigeants de l’opposition regroupés au sein du RHDP. La caractéristique de cette 3ème phase de violences est l’entrée en scène, à Abobo, du commando à la solde de la rébellion dit «commando invisible ».
- À ce sujet, l’Agence France Presse (AFP) qui semble en savoir un peu plus, écrit, le 15 Mars 2011 : « Côte d’Ivoire: le “commando invisible” se dévoile. Le camp Ouattara ne semble plus passif face à l’impasse politique ivoirienne. Il passe désormais aux armes, grâce à un commando “invisible”, officieusement à ses ordres. » Le tout apparait dans un contexte de reprise visible des hostilités par les rebelles. En effet, depuis le 26 Février, en violation du cessez-le-feu signé en 2004, les rebelles pro-Ouattara ont repris la guerre à l’Ouest du pays, en attaquant les localités de Zouan Hounien, Bin-Houyé, Toulépleu, Doké, Bloléquin et Duékoué dans l’indifférence de la communauté internationale.
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March 29th, 2011 in Crise ivoirienne en 2011
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Côte d'Ivoire
Une équipe de chercheurs d’Amnesty International vient de rentrer de Côte d’Ivoire où ils ont enquêté sur les violations des droits humains liées à l’élection présidentielle controversée de novembre 2010 qui a opposé le président sortant Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara internationalement reconnu comme le vainqueur de l’élection.
L’équipe a mené ses recherches à Abidjan, la capitale commerciale, et dans une partie de l’ouest du pays, contrôlée soit par les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo soit par les Forces Nouvelles, qui soutiennent actuellement Alassane Ouattara. Les Forces nouvelles sont un groupe d’opposition armé qui a pris le contrôle du nord et d’une partie de l’ouest du pays depuis l’insurrection armée de septembre 2002.
L’équipe de chercheurs d’Amnesty International a enquêté sur les violations et les atteintes aux droits humains commises tant par les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo que par les Forces Nouvelles. Ces atteintes aux droits humains incluent des exécutions extrajudiciaires, des mauvais traitements, des détentions arbitraires, des disparitions et des violences sexuelles y compris des viols.
L’équipe a notamment enquêté sur de nombreuses violations et atteintes aux droits humains commises avant, pendant et après la marche du 16 décembre 2010 organisée à Abidjan par des partisans du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP- la coalition qui soutient Alassane Ouattara). Durant cette marche, des heurts violents ont opposé les manifestants et les forces de sécurité. Des dizaines de manifestants non armés ont été tués, arrêtés, et maltraités par les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo et trois policiers ont été tués au PK 18 (une banlieue d’Abidjan) par des manifestants munis d’armes à feu.
De plus, l’équipe a enquêté sur les conflits intercommunautaires dans la partie ouest du pays, qui ont poussé quelque 70 000 personnes à fuir leurs foyers. La moitié d’entre elles ont cherché refuge dans des camps pour personnes déplacées ou sont restées chez leurs proches dans d’autres villages ; l’autre moitié a fui vers les pays voisins et notamment le Libéria. Read the rest of this entry »
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March 29th, 2011 in Crise ivoirienne en 2011
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ONU_Ban Ki-moon et Nicolas Sarkozy ont tout essayé pour asphyxier l’économie ivoirienne et punir le peuple pour son choix.
La crise post-électorale montée de toutes pièces par la France et le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, à travers son représentant spécial en Côte d’Ivoire, Young Jin Choi,a été le prétexte pour une partie de la communauté internationale,de servir un lot de sanctions à la Côte d’Ivoire. Pour contraindre le Président élu Laurent Gbagbo à céder le fauteuil à son rival et candidat malheureux, Alassane Ouattara, à la présidentielle du 28 novembre 2010. Retour sur des sanctions allant des interdictions de visas à l’embargo sur les produits pharmaceutiques, en passant par l’asphyxie économique du pays.
Deux semaines après la présidentielle du 28 novembre, à la suite des menaces de sanctions brandies par les Etats-Unis et la suspension de la Côte d’Ivoire par l’Union africaine et la Cedeao le 7 décembre, la diplomatie européenne se réunit à Bruxelles, le 13 décembre 2010, pour adopter des sanctions contre le Président Laurent Gbagbo qui, selon eux, refuse de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, reconnu par une partie de la communauté internationale. Read the rest of this entry »
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March 23rd, 2011 in Crise ivoirienne en 2011
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Niger_Mahamadou Issoufou
L’opposant historique Mahamadou Issoufou a remporté avec près de 58% des suffrages l’élection présidentielle au Niger, selon les résultats provisoires annoncés hier par la commission électorale.
Le second tour de la présidentielle, dont le bon déroulement a été salué par les observateurs internationaux, était destiné à rétablir un régime civil après un an de junte militaire, à la suite du coup d’Etat de février 2010 contre Mamadou Tandja. L’investiture du nouveau président est prévue le 6 avril 2011.
Fier de sa victoire, Mahamadou Issoufou a «salué et remercié» la junte au pouvoir dirigée par le général Salou Djibo, qui a «conduit ce processus de transition avec beaucoup de doigté et de responsabilité». Il a, enfin, rendu hommage aux militants de son Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS) et à ceux du Mouvement Démocratique Nigérien (MODEN) de son allié, l’ex-Premier ministre Hama Amadou. Issoufou partait favori pour devenir le nouveau président du Niger.
Quelque 6,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dans ce pays sahélien, important producteur d’uranium, mais classé parmi les plus pauvres du monde. Le nouveau président du Niger aura pour tâche de diriger un pays à la position géostratégique particulière et qui fait face aussi à la menace croissanted’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) très active dans le Sahel. Read the rest of this entry »
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March 15th, 2011 in Crise nigérienne en 2011
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Niger_Mahamadou Issoufou vainqueur de la présidentielle 2011
Il est crédité de 57,95 % des voix.
L’opposant historique Mahamadou Issoufou est le vainqueur des élections présidentielles au Niger, avec près de 58% des suffrages exprimés. Les résultats provisoires ont été annoncés ce lundi par la commission électorale.
Mahamadou Issoufou a obtenu sans surprise samedi, lors du second tour de l’élection présidentielle nigérienne, quelque 1,8 million de voix, soit 57,95% des votants, selon les chiffres publiés ce lundi par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Il a devancé ainsi l’ex-Premier ministre Seïni Oumarou qui comptabilise, pour sa part, 1,3 million de voix soit 42,05% des scrutins exprimés. L’ancien opposant historique devient ainsi le nouveau président du Niger.
« Bon déroulement » du scrutin
Le second tour a atteint 48,17 % de participation au vote, soit un peu moins que les 51,56 % du premier tour, le 31 janvier dernier. Les observateurs internationaux ont salué « le bon déroulement » du vote. Un vote à enjeux puisqu’il devait rétablir un régime civil après un an de « transition démocratique » tenu par la junte militaire qui avait destitué l’ancien président, Mamadou Tandja en février 2010. Les résultats provisoires annoncés par la CENI doivent désormais être transmis au Conseil constitutionnel qui a 15 jours pour proclamer les résultats définitifs. L’investiture du nouveau président est prévue le 6 avril prochain.
(Source Afrik.com)
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March 15th, 2011 in Crise nigérienne en 2011
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Côte d'Ivoire_Pascal Affi N'Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien (FPI)
A l’initiative du Secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (FPI), un Comité central élargi à toutes les structures du Parti au pouvoir s’est tenu hier à l’Institut ITS des Deux Plateaux. Point unique à l’ordre du jour, le compte rendu de la réunion du Conseil de paix et de sécurité à laquelle une délégation présidentielle conduite par le Premier ministre Pascal Affi N’Guessan a représenté le président Gbagbo.
Voci les révélations du président du FPI sur la pitoyable comédie de l’Union Africaine (UA) reconnaissant Alassane Ouattara comme président de la Côte d’Ivoire.
Chers camarades du Comité central,
Le point unique à l’ordre du jour de cette rencontre sera le compte rendu de la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) du 10 mars dernier à Addis-Abeba en Ethiopie. Compte tenu de l’importance du sujet, le Secrétariat général, avec à sa tête le Secrétaire général, a estimé qu’il était important que nous nous retrouvions pour faire le point de manière à ce que vous soyez au même niveau d’information et qu’ensemble, nous voyons comment nous allons gérer la suite de cette importante rencontre (…).
Comme je vous le disais, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a tenu une réunion le jeudi dernier. Cette rencontre avait à son ordre du jour deux questions : les situations en Côte d’Ivoire et en Libye. Le CPS est une structure de l’UA chargée de la prévention et de la gestion des conflits en Afrique. C’est une structure qui a pour compétence de travailler à la promotion de la paix et de sécurité en Afrique. C’est cette structure qui a été mise en mouvement par l’UA lorsqu’elle a voulu s’impliquer dans la crise ivoirienne. C’est elle qui, à l’occasion de son avant dernière session, a pris la décision qui a été entérinée par les chefs d’Etat, de mener une mission d’évaluation sur la crise en Côte d’Ivoire. Cette mission était dirigée par un groupe de haut niveau qu’on a appelé le Panel des cinq chefs d’Etat. Ce groupe s’est appuyé sur le travail d’un Comité d’experts qui est d’abord venu ici en Côte d’Ivoire et qui a rencontré toutes les parties : La Majorité présidentielle, le RHDP, le Conseil constitutionnel, les deux tendances de la Commission électorale indépendante (CEI), certaines Ambassades, certaines ONG, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, etc. A l’issue de sa mission, le Comité d’experts a produit un rapport pour le Panel des cinq chefs d’Etat. Ce Panel s’est réuni à Nouakchott en Mauritanie pour examiner le rapport et, logiquement, il devait venir en Côte d’Ivoire avec des propositions pour négocier, avec les acteurs politiques ivoiriens, une solution de sortie de crise. C’était la mission que l’UA avait confié au Panel à travers le point 6 du communiqué qui a résulté de sa réunion de fin janvier dernier. Il était question de trouver une solution négociée entre les acteurs politiques ivoiriens pour la sortie de crise. Read the rest of this entry »
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March 14th, 2011 in Crise ivoirienne en 2011
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Une tribune de Pierre Sané, président d’Imagine Africa.

Côte d'Ivoire_Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara
Le scénario du pire, l’intervention armée de l’extérieur, ayant semble-t-il été écarté, voici que se déploie sans peur des contradictions la stratégie de l’absurde.
On nous promet On nous promet un « étouffement économique et financier » de la Côte d’Ivoire : interdiction d’exportation du cacao, interdiction faite aux banques de « coopérer » avec le régime de Laurent Gbagbo, interdiction de paiement des salaires des fonctionnaires et des soldats, gel des avoirs d’individus et de sociétés nationales et privées, restrictions de déplacements, autant d’actions à la légalité pour le moins douteuse. Avec le déroulé de cette stratégie aux intentions clairement néfastes pour l’ensemble du pays et de ses habitants, il est légitime de se demander si cet acharnement résulte du seul contentieux électoral du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010. Car si tel était le cas, on attendrait tout simplement la fin de la mission de l’Union africaine dont les recommandations sont supposées être contraignantes. Aux yeux du gouvernement français, « grand ordonnateur » de cette campagne acharnée de sanctions, quelle importance, au fond, que Laurent Gbagbo ou Alassane Ouattara soit le vainqueur du scrutin ? Mais pour Nicolas Sarkozy, qui en a fait une affaire personnelle… qui sait ? Résultat : la diplomatie française en Afrique continue à être piégée par la confusion entre intérêts personnels, réseaux et logique d’Etat.
Les sanctions prises par les pays européens, le Canada et les Etats-Unis visant des individus et des sociétés ivoiriennes (et même les accréditations d’ambassadeurs) s’écrouleront, c’est là mon intime conviction, dès les premiers recours juridiques. Car ces sanctions sont fondées sur le refus de reconnaître le président soit disant « élu » et de se mettre à son service ; or n’importe quel juge guidé par son « âme et conscience » demandera avant toute chose à examiner la Constitution ivoirienne avant de trancher. Et comme cette Constitution n’a jamais été suspendue par aucune des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, elle sera la seule source en droit pour le juge. A part les mesures prises par la trentaine de pays évoqués ci-dessus, les seules autres actions à l’encontre de la Côte d’Ivoire et des habitants du pays viennent des sept autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et d’Alassane Ouattara lui-même. Read the rest of this entry »
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March 12th, 2011 in Crise ivoirienne en 2011
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Côte d'Ivoire_Les Experts de l`Union Africaine ont rencontré les différents acteurs du contentieux post électoral ivoirien
Il va falloir attendre d’ici la fin du mois de mars 2011 pour connaître les résultats du panel des chefs d’Etats de l’Union africaine sur la Côte d’Ivoire.
Ces derniers en ont décidé ainsi, alors que ces résultats étaient attendus dans le courant de la soirée du lundi 28 février 2011. Ce report, selon les sources proches de ce dossier, est de permettre aux membres du panel de poursuivre et de parachever leur travail entamé après le sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba, fin janvier 2011.
Selon une source diplomatique, ce report est de donner une marge de manœuvre au panel. Mais, cela ne veut pas dire que le panel des Chefs de l’Etat s’éloigne de sa mission. Donc, pas forclos.
En effet, suite à l’élection présidentielle tenue le 28 novembre dernier, le Conseil constitutionnel a donné Laurent Gbagbo vainqueur. Malheureusement, Alassane Dramane Ouattara cautionné par le Représentant du Secrétaire général des Nations unies, la France, et certains pays africains refusent d’entendre parler de cette victoire du président Gbagbo. Ayant formé une coalition, ces derniers multiplient des actions guerrières pour faire tomber le pouvoir du président de la République. Ces actions vont de l’interdiction de l’exportation du cacao ivoirien en Europe, à la fermeture des banques en passant par l’interdiction aux navires européens d’accoster dans les ports d’Abidjan et de San Pedro. Read the rest of this entry »
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March 2nd, 2011 in Crise ivoirienne en 2011
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